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Les Habitants Vigilants
Association des Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt le château

C'est eux qui l'ont dit ...

JFB #pierre pellerin-tanneguy le marechal

"Les déchets : seuls ceux de très haute activité présentent un danger réel.
Or si toute l'énergie électrique produite en l'an 2000 était d'origine nucléaire, leur volume représenterait, par Français, à
peine celui d'un cachet d'aspirine. En dix ans, plus de 90% de leur radioactivité disparaît et ce qu'il en
subsiste peut être vitrifié et enfoui à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Quelques dizaines d'hectares de galeries suffiront alors à stocker avec le minimum de surveillance, de
la façon la plus sûre, pour des milliers d'années, tous ces déchets radioactifs qui, de toutes façons, seront
d'ailleurs pratiquement revenus, au bout de 300 ans, à la radioactivité
du minerai qui était à leur origine.."
PIERRE PELLERIN

C'est le grand et ultime chef de la radioprotection française qui parle (il n'y a pas plus haut dans la hiérarchie et il a régné sur la radioprotection de la France pendant 37 ans, de 1956 à 1993). A cette époque (1979), le gouvernement (septennat Giscard) vient de finir de donner l'autorisation pour 58 000 MW nucléaires (58 x 1000 MW). En mars de la même année (1979) on a eu la fusion partielle du cœur de Three Mile Island.
Sept ans plus tard, les premiers jours de mai 1986, cet homme au pouvoir absolu qui n'a peur de rien arrêtait d'un revers de manche le nuage de Tchernobyl à la fronti
ère.

Tanneguy Le Maréchal, responsable des sites d'EDF, a dit en 1980:

«Lorsqu'il s'agit de choisir un site, il faut bien sûr avoir en mains toutes les données scientifiques et économiques. Après cela, on a besoin de quelqu'un qui a du nez. Le genre de personne qui peut d'un seul coup d'oeil sur un bout de terrain me dire : on peut le faire ici.

Ce qui doit être évité à tout prix est de démarrer un travail sur un site qui, pour des raisons techniques ou politiques, conduit à des difficultés qui peuvent se révéler insurmontables. Lorsque la communauté locale a accepté le principe d'une implantation d'un réacteur nucléaire sur son territoire, la bataille est gagnée. On peut alors aller de l'avant et installer deux, trois ou quatre groupes. Une fois le premier réacteur installé, ils remarquent à peine les autres. Les débats publics et contradictoires sont inconnus. Les autorités mènent des enquêtes d'utilité publique qui se limitent à l'enregistrement par des fonctionnaires des griefs individuels ou collectifs à l'encontre des projets de construction des réacteurs. Il n'y a aucun débat entre EDF et les citoyens à l'échelon local. Les Conseils Généraux ont essayé d'aller contre le projet nucléaire, mais leur avis a été sommairement rejeté. Le ministre de l'industrie André Giraud affirme que la seule voie pour aller de l'avant consiste à convaincre les gens que le nucléaire est étudié par des experts à qui il doit être fait confiance. ... il ne serait sûrement pas prudent de construire un réacteur au Pays Basque, alors que les séparatistes basques, juste derrière la frontière espagnole, s'opposent à l'implantation...

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