Association des Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt le château
5 Février 2019
Un opposant au projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Cigéo) a été jugé ce lundi par le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc. Alors qu’une vingtaine de soutiens se trouvaient dans la salle, ces derniers ont refusé de se lever, comme le veut l’usage, à l’entrée des magistrats composant le tribunal. Le procureur de la République les a rappelés à l’ordre, en vain. Devant ce refus, le tribunal a ordonné leur évacuation de la salle, avant que ne se tienne le procès. Les militants ont été évacués un par un et dans le calme par les policiers. Les policiers se mettant à quatre pour les sortir manu militari de la salle.
Procès bien atypique où le prévenu a persévéré dans son refus de livrer son nom comme lors de son interpellation le 3 février à Void. Pour autant, il a été physiquement « reconnu par trois gendarmes d’une patrouille dont le véhicule a été secoué par une vingtaine de personnes à Mandres-en-Barrois le 21 janvier », a justifié le procureur de la République Olivier Glady. Identification de ce trentenaire facilitée par d’épaisses lunettes marquées d’un sparadrap bleu sur le côté d’un verre.
• Condamné à trois mois ferme
Après une requête en nullité, jointe au fond par le tribunal, Me Ambroselli s’est engagé dans une bataille judirique épique à la barre avec le procureur, sur « les conditions légales de la garde à vue » comme sur la qualification pénale des faits (outrages), « alors qu’il n’y a ni préjudices matériels, ni partie civile. Je suis atterré par cette violence institutionnelle qui veut juste réduire à néant l’opposition ! » Le tribunal a finalement suivi les réquisitions du parquet en condamnant l’opposant à trois mois de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt au centre pénitentiaire de Nancy-Maxeville.