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Les Habitants Vigilants
Association des Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt le château

#geothermie-nucleaire-cigeo-bure

Des nouvelles sur la géothermie. On n'en restera pas là...

Bonjour,

dés que l'Andra a été attaquée sur la géothermie, dès janvier 2013 sa réponse a été :

"L'Andra confirme qu'il n'y a pas de de ressource exceptionnelle"

N'importe qui qui entend ça de loin estimera que l'Andra n'a jamais menti.
Le premier document joint : "Andra_a_nié" (1,7 Mo) est là pour témoigner que l'Andra a menti effrontément longtemps et que le choix de Bure a été construit sur ces mensonges (n'en déplaise à nos juges).

Les autres docs qui suivent ne sont que les pages défaites de ce document, faites pour pouvoir être utilisées seules (taille 145 à 471 ko) et une en plus, "Jl_Andra_aut2012", qui comporte une présentation plus perso

Tout ça est à usage libre et nous tenons ces documents à votre disposition sur simple demande.

 

Géothermie à Nanterre

article du canard enchaîné
article du canard enchaîné

~~Pour pouvoir implanter CIGÉO, ce projet d'enfouissement en profondeur des déchets les plus radioactifs, l'Andra (Agence Nationale de gestion des déchets radioactifs) a sciemment dissimulé l'existence d'une ressource géothermique sous le site de Bure, dans la Meuse.

Il est en effet interdit d'enfouir des déchets radioactifs à l'aplomb d'une ressource géologique pour éviter que les générations futures, en souhaitant l'exploiter, n'endommagent le confinement de ces déchets. S'appuyant sur les travaux de géologues, six associations ont démontré que l'Andra avait effectué ses forages contrairement aux règles de l'art pour pouvoir prétendre que le potentiel géothermique était médiocre.

Pourtant, plusieurs géologues ont démontré l'existence d'une ressource géothermique exploitable à Bure. En mai 2013, ces six associations ont donc assigné l'Andra en responsabilité pour faute. L'audience aura lieu le 5 janvier 2014 à partir de 14h, au tribunal de grande instance de Nanterre. Un rassemblement sera organisé devant le tribunal.

Brochure BURE STOP 2014

Inventaire des arguments fiables contre l'enfouissement des déchets radioactifs
Inventaire des arguments fiables contre l'enfouissement des déchets radioactifs

La nouvelle brochure d'arguments anti enfouissements est rééditée. Riche d'info incontournables, elle offre la meilleure argumentation contre le projet d'enfouissement de déchets radioactifs.

Voici le sommaire :

Les transports atomiques à très très hauts risques

Débat public sans public

Enfouir, un pari impossible

WIPP, USA, le site d'enfouissement modèle qui ne l'est plus

La géothermie prouvée sous Bure

CIGEO, qui paiera la note ?

Donne sous sol contre illusoire exemplarité

Acheter du silence

De quel côté penche la justice ?

Cherche mémoire pour 1000 millions d'années

Que faire : STOPPER TOUT

Elle est gratuite. Pour la recevoir : envoyer nous votre demande et une participation aux frais d'envoi soit 2 timbres 50g, à l'adresse de l'association : Les habitants vigilants , chemin de vaurine, 55130 GONDRECOURT LE CHATEAU

Géothermie méprisée, Générations futures bafouées

JFB #geothermie-nucléaire-cigeo-bure

Bure/Cigéo/Meuse

La menace de stérilisation d'une ressource nationale d'énergie propre

1) La tromperie

En janvier 2003 un géophysicien en retraite découvre que tous les rapports BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière = le service géologique de l'État) des années 1976-1983 décrivent un potentiel géothermique là où l'Andra propose d'installer Cigéo. L'Andra n'en avait rien dit ! L'Agence joue alors l'idiote (il n'y aura "pas assez d'eau", c'est "pas assez chaud"....) sans présenter le moindre argument scientifique pendant 3,5 ans jusqu'en octobre 2006. Pourquoi ? car le 28 juin de cette année là, on faisait voter la loi Birraux-Bataille qui impose le site de Bure. En niant, le lobby faisait en sorte que les parlementaires n'aient pas à débattre sur la stérilisation d'une ressource nationale.

Un forage de vérification, si longtemps demandé, sera finalement réalisé en... 2008. L'Andra annonce alors dans sa "Synthèse" 2009 :

"(...) La production mesurée en test dans EST433 (5 m3/h) est nettement inférieure à la gamme de débits des exploitations géothermiques (150 à 400 m3/h)." (conclusion de §4.3.3, p. 109)

"... L'ensemble de ces résultats indique, en référence à des installations géothermiques existant dans le bassin de Paris dans les mêmes gammes de température, que la ressource géothermique à l'échelle de la zone de transposition est faible." (conclusion de §5.3, p. 114)

Et l'ASN, le "gendarme", dans son avis 2010 sur la zone restreinte (Zira) écrit :

"Enfin, le forage traversant le Trias réalisé au centre de la zone permet de confirmer l’absence de
potentiel géothermique exploitab
le à son aplomb."

Sauf que la perméabilité de la roche (= facilité de l'eau à la traverser) était curieusement indiquée comme bonne. Pour qui a fait de l'hydrogéologie, c'était une situation impossible et intenable.

Après s'être débattues plusieurs années pour obtenir les rapports à coups de recommandés et de relances et à les analyser (les plus importants ne sont pas en français) six associations ont mis l'Andra en demeure de reconnaître qu'elle a trompé son monde. Et suite à une réponse de l'Agence comportant deux petites phrases qui reconnaissent la tromperie, soigneusement noyées au milieu de pages de fadaises (pas un chiffre !) et refusant dans le final d'en prendre acte, les associations ont assigné l'Agence au TGI de Nanterre le 02 mai 2013.

Face à cette "polémique", le CLIS de Bure (Comité local d'Information et de Suivi, créé par les lois Bataille 1991/2006) prend un expert en géothermie. La société suisse GEOWATT spécialiste en la matière (qui a aussi travaillé pour le CEA en hydrogéologie), a rendu ses conclusions le 04 novembre 2013. Extraits (rapport joint) :

"Un débit de 5 m3/h n’est à notre sens pas du tout représentatif des débits pouvant être obtenus à partir de formations présentant de telles transmissivités,"

"Nous estimons qu'il est possible d'obtenir des débits du même ordre de grandeur que les débits d'exploitation obtenus en région parisienne."

"cette profondeur est tout à fait conventionnelle et ne présente aucune difficulté particulière... Les coûts de forage restent relativement modérés."

"nous sommes d'avis que les ressources géothermiques au Trias dans la région de Bure peuvent être exploitées de manière économique".

"l’enfouissement des déchets radioactifs empêche l’accès aux ressources géothermiques dans une région donnée et crée ainsi une perte au niveau économique."

En effet, l'expert fait remarquer que l'appareillage était très fortement colmaté par de la boue. Par ailleurs le Cahier des charges indique que le débit maximal de la pompe utilisée était de 6 m3/h ! (Pièce-annexe 5 des associations). La tromperie est é-n-o-r-m-e !

L'Andra et l'ASN essaient de s'en sortir en fabriquant une fausse question à laquelle elles donnent leur fausse réponse : ce ne serait pas "exceptionnel". Mais c'est de la comparaison officielle mensongère du 5 m3/h ridiculisé face à un "150 à 400 m3/h", avec leur conclusion que la ressource est faible, ou de l'absence de potentiel dont il est question. Il s'agit de corruption au sein de l'État. De plus, le "pas exceptionnel" est bien mal choisi car il y a à l'aplomb une autre couche géothermique plus profonde d'une épaisseur vraiment exceptionnelle, 2800 mètres ! (d'âge Permien, voir Pièce-annexe 4 des associations).

2) La puissance géothermique disponible à l'aplomb de Bure/Cigéo

La cible géothermique atteinte est une couche de grès entre 1860 et > 1980 m de profondeur, soit > 120 mètres d'épaisseur. La température au milieu de cette couche est d'environ 69°C (le 66°C souvent cité est mesuré à 1855 m donc au dessus des grès). Il s'agit du Trias inférieur (Buntsandstein, ou "grès vosgiens"). L'Andra n'a fait tester que deux portions épaisses de 25 mètres. Or la productivité d'une couche, en mètres cubes par heure, est donnée par : la perméabilité × l'épaisseur × la différence de pression. La différence de pression étant imposée "à la demande" par l'aspiration de la pompe, le débit possible dépend uniquement de la perméabilité × l'épaisseur. Ce dernier produit s'appelle la transmissivité.

L'expert GEOWATT fait remarquer (p. 13-14) que la transmissivité mesurée est (en unités 10 puissance moins 3 et m2/s mais peu importe) de 1,4 alors que celle des exploitations de la région parisienne qui produisent leur chaleur depuis plus de 30 ans varie de 0,05 à 0,9 dans la même unité. Avec ce seul 50 mètres testé à Bure, on attend donc une productivité meilleure que les meilleures exploitations parisiennes.

Précisément, prenons le meilleur des doublets géothermiques ("doublet" car il faut un forage pour tirer et un autre pour renvoyer l'eau salée au fond) de tous ceux de la région parisienne : Champigny-sur-Marne(1). Sa température est assez élevée (78°C à comparer par ex. à La Courneuve à 57°C) 13% de plus qu'à Bure, sa perméabilité est bonne aussi 5,5 (à comparer à 1,2 pour Chatenay-Malabry par exemple) là aussi supérieure de 25% à Bure (4,4 dans la même unité). Mais l'épaisseur totale de la couche productive à Champigny n'est que de 26 mètres. A Bure l'épaisseur productive de "la zone à 4,4" (2) est déjà de 44 mètres soit 69 % de plus qu'à Champigny. La puissance thermique est déterminée par le produit :{température × perméabilité × épaisseur}. Ces trois paramètres étant à coefficient égal, avec l'épaisseur Bure rattrape son retard sur les deux autres et dépasse Champigny-sur-Marne. La puissance thermique d'un doublet géothermique de Bure sera supérieure à celle de Champigny. Mais il n'y a pas que 44 mètres de série gréseuse sous Bure mais > 120 m, on est donc encore à minima.

Le doublet de Champîgny-sur-Marne produit 58 500 MWh/an(3) soit 5000 tep/an.

Une simple comparaison des surfaces entre l'étendue de la zone du projet Cigéo (de la zone de stockage tampon à la zone des puits) et celle des doublets géothermiques du Val de Marne montre qu'il est possible de loger facilement 10 doublets géothermiques là où est le projet Cigéo. Dix doublets à cet endroit peuvent produire au delà de 585 000 MWh/an soit au delà de 50 000 tep/an d'une énergie sans déchets ni rejets, ne prenant aucune place en surface (souvent les cabanes de puits sont près des mairies), 100 % nationale, indépendante des fluctuations des coûts, non génératrice de guerres. Les seuls accidents possibles sont des fuites d'eau salée.

La couche encore inférieure à Bure (du nom de Permien, aussi une série gréso-argileuse), en dessous de celle dont on vient de parler, et avec son épaisseur exceptionnelle de 2800 mètres très localisée à cet endroit, offre ensuite des siècles d'énergie du même type. En effet la chaleur géothermique étant extraite un peu plus vite qu'elle ne se renouvelle naturellement, on s'attend à ce qu'il faille abandonner les doublets au bout d'une 50 aine d'années pour que la "batterie" se recharge avant d'être de nouveau exploitable plus tard. La source devrait donc se tarir un jour en région parisienne où il n'y a malheureusement pas, ou peu, de couche inférieure de secours. A Bure avec de telles épaisseurs en réserve les possibilités sont quasi illimitées. Par ailleurs comme la température augmente avec la profondeur, cette couche profonde (à sa base la température devrait être de ~ 150 °C) offre la possibilité de produire en plus de l'électricité à partir de 90°C et avec un rendement d'autant moins faible que la température est élevée. Cette nouvelle source d'électricité qui commence à être exploitée ici et là (ex. à Landau pas loin de nous en Allemagne) n'est pas d'une très grande puissance mais produit pratiquement 350 jours/an non stop et c'est un excellent complément à la chaleur que fournissent dans tous les cas les doublets pour tout ce qui est chauffage (l'électricité pour les usages nobles).

Il y a en France 1300 ha de serres chauffées, essentiellement pour tomates et concombres. Le chauffage est pour les serristes le deuxième poste en terme de coût après la main d'œuvre. Le coût du chauffage géothermique est déjà inférieur à ceux du gaz/pétrole et stable. Il ne peut être et de plus en plus qu'un atout vital pour cette filière agricole. Un doublet "moyen" de type région parisienne peut chauffer 10 ha de serre qui eux génèrent 100 emplois non délocalisables comme la ressource.

(1) Menjoz et al. 1996, BRGM/ADEME, R 39095, "Comportement...", p. 106/7.

(2) le test n°2 réalisé dans les "grès à Voltzia" aux propriétés homogènes sur 44 mètres et à priori la zone la plus perméable selon l'interprétation des diagraphies (= mesures physiques mobiles faites dans un forage)

(3) "Géothermie info", AFPG (Ass. Fr. des Professionnel de la Géothermie), janv/mars 2012; par ailleurs 1 tep PCI ~ 11,7 MWh

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