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Les Habitants Vigilants
Association des Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt le château

#crime contre la biosphere

BURE UNE CATASTROPHE ANNONCEE SELON HANS ZUMKELLER

~~BURE UNE CATASTROPHE ANNONCEE SELON HANS ZUMKELLER

Voici une affaire qui va faire du bruit dans le landerneau, Un important responsable du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) s'exprime sous couvert de l'anonymat dans un média suisse à propos de l'enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Meuse).

Il utilise le pseudonyme de Hans Zumkeller . Il apporte – et de quelle façon!- de l'eau au moulin des opposants au projet de Bure, et confirme en particulier les dires de Bertrand Thuillier, l'ingénieur Haut Marnais qui a mis en évidence des risques jusqu'alors niés par l'ANDRA. Pour Hans Zumkeller, le stockage souterrain de n'importe quel type de produits toxiques est toujours dangereux sur le long terme, parce que peu accessible et donc très difficile à contrôler. Un mouvement de terrain, le développement de fissures, l’extension d’un réseau phréatique peuvent entraîner une pollution irréversible, extrêmement dommageable pour la santé de personnes, sur des superficies considérables. S'agissant des déchets nucléaires, c'est pour lui encore pire : le danger majeur de l’entreposage envisagé à Bure provient du confinement .

Pour lui, toute alvéole, toute galerie contenant des colis dégageant de la chaleur est susceptible de se transformer en four. Il relève par exemple que l'Andra envisage le stockage ultime dans des alvéoles munies d’opercules scellées par des briques de bentonite, car la bentonite a la propriété de se dilater en absorbant l’eau. Or selon lui, si la bentonite se dilate en présence d’eau, elle libérera l'eau si elle est soumise à de hautes températures. Il juge donc « dérisoires » les systèmes de stockage et de confinement envisagés par l'ANDRA.

Il cite notamment des matériaux très résistants tels que le verre, le diamant ou l'or, qui peuvent rester absolument intacts après des milliers d’années en immersion dans l'eau ou même dans de l'acide. Mais ces matériaux sont par contre sensibles à la chaleur et destructibles lorsqu'ils sont soumis à de hautes températures. Selon lui, aucun matériau ne peut donner satisfaction pour un stockage souterrain à cause de la double contrainte eau/chaleur spécifique au sous sol. Les bidons métalliques se corrodent au contact de l’eau ( on l'a vu lors des immersions dans la Manche, ou du stockage radioactif dans la mine de sel allemande d’Asse, où l'eau a pénétré suite au creusement des galeries et où tout le site est contaminé ). Quant au bitume, qui s’enflamme à 300° et se ramollit au dessus de 60°, au béton instable et fragilisé par son armature métallique qui se corrode, il ne faut même pas en parler. D'ailleurs le béton s'écaille au dessus de 700° puis explose. Reste le verre qui pourrait paraître idéal mais qui, hélas pour l'Andra, n'a qu'une faible tenue thermique. Il devient visqueux au dessus de 400 ° et fluide au dessus de 1400°. Or, ces températures pourraient être aisément atteintes dans une structure confinée et isolée thermiquement, donc dans une alvéole ou galerie. Il explique que selon l'Andra, les colis radioactifs dégageront au moment de leur enfouissement des flux thermiques allant de 200 watts à 700 watts ce qui est absolument énorme !

Dans le même temps, l'Andra estime que l’argile de Bure devra absolument être maintenue en dessous de 70 à 90°C pour que rien ne bouge dans le stockage et que c'est pour ça qu'une ventilation est envisagée. C'est bien beau mais selon notre scientifique, si l'on peut calculer le dégagement de chaleur dû à la radioactivité, on ne peut pas prévoir l'intensité de la chaleur qui pourrait se dégager accidentellement de l’inflammation d’hydrogène. L'hydrogène (cf Bertrand Thuillier) peut se dégager par exemple au fil de la décomposition de matières plastiques, qui ne sont ni calculables, ni prévisibles, ne serait-ce que parce qu’on ne dispose pas d’un inventaire précis des contenus de chaque colis scellé. Sa conclusion est donc claire : le stockage souterrain, qui ne permet d’évacuer la chaleur, qu'avec dépense permanente d’énergie (ventilation) est par essence dangereux, surtout quand le dégagement thermique peut s’avérer brutal, lors d’explosions, pouvant engendrer des fissurations, la destruction d’un système de ventilation, l’endommagement d’un puits, de galeries d’accès.

Mais ce n'est pas tout : Hans Zumkeller affirme que des fissurations résulteront également du creusement de nombreuses galeries, comme cela a été le cas à Asse, en Allemagne, Pour lui, l’argile de Bure est un matériau très hétérogène, doté de faibles qualités mécaniques. Il se désagrège dans l’eau. Son étanchéité n’est ainsi nullement garantie, avec des épaisseurs aussi faibles ( 130 mètres ). Coincée entre deux couches de calcaire, cette fine couche d’argile est vulnérable. A la moindre pénétration d’eau dans le système de galeries, par le haut, aussi minime que puisse être une fissure, de quelque origine que ce soit, celle-ci donnerait rapidement passage à un flux liquide avec les dégâts que l'on imagine Hans Zumkeller explique enfin que la caractéristique des déchets nucléaires ( par rapport à tous les autres déchets dangereux) est leur capacité de dispersion planétaire, par voie aérienne, ou en utilisant poissons et animaux comme vecteurs. Une autre caractéristique est leur dangerosité à dose infinitésimale (le plutonium) et leur durée de vie considérable. Aucun agent biologique ou chimique ne peut les dégrader. L’idée d’entreposer des déchets dont la durée de vie se chiffrerait en milliers de générations humaines dans des galeries ajoute à ces risques celui d’une contamination de la croûte terrestre, sur des étendues que personne aujourd’hui ne saurait suspecter, du fait des incontrôlables circulations phréatiques.

Hans Zumkeller préconise donc pour l'instant de placer ce déchets sous la surface du sol, mais dans des grottes, accessibles, taillées à flancs de falaises, légèrement surélevées pour mettre leur contenu hors d’atteinte d’une inondation, naturellement ventilées et placées sous bonne garde. Ceci permettrait une évacuation illimitée de calories, à un rythme élevé et continu, par convexion, sans risque de surchauffe accidentelle, et surtout avec accessibilité garantie.

Pour Hans Zumkeller, il ne pourrait s’agir de toute façon que d’une façon de gérer les déchets ACTUELS, mais il faudrait impérativement arrêter d'en produire. Il estime que nous sommes très loin d’avoir fait le tour de la physique nucléaire, un peu comme des primitifs qui, ayant inventé le feu, seraient à mille lieues d’imaginer ce que la chimie pourrait réserver à leurs descendants. Il pense qu'un jour, peut-être dans moins d’un siècle au train où vont les choses, la science pourrait trouver des mécanismes qui, à haute température permettraient de rendre possible de réellement retraiter ces dix millions de tonnes de déchets nucléaires dont nous ne savons que faire. Il craint que nos descendants, quand ils sauront maîtriser ces technologies, ne se trouvent alors bien en peine de récupérer les déchets radioactifs si nous décidons de donner suite à ce projet de stockage profond.

Pour lui aucun doute ; CIGEO à BURE risque de conduire à la plus grande catastrophe environnementale de tous les temps, rigoureusement irrémédiable qui, un jour peut-être sera qualifiée de crime contre la biosphère.

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